Une trentaine de garennes créées cet hiver
Un réseau de trois garennes, composées de souches et de terre végétale puis recouvertes de branchages (Daniel Munck)

Trois réseaux de garennes ont été créés sur les communes de la Bruguière, Fontarèches et St Jean de Maruéjols. Cela s'inscrit dans une vaste opération consistant à renforcer la disponibilité alimentaire pour l'Aigle de Bonelli, c'est-à-dire d'améliorer la détectabilité et l'abondance d'espèces participant au régime alimentaire du rapace, en particulier la Perdrix rouge ou le Lapin de garenne.

En complément des travaux d'ouverture réalisés (amélioration de la détectabilité), des garennes ont été créées sur la ZPS (Zone de Protection Spéciale) des Garrigues de Lussan, le tout en partenariat avec les sociétés de chasse afin d'adapter les pratiques cynégétiques (réserves de chasse). Cette démarche participe plus largement à l'amélioration du fonctionnement des écosystèmes en milieux ouverts puisque le Lapin de garenne et la Perdrix, tous deux menacés, sont respectivement une espèce clé de voûte (dont l’effet est majeur par rapport à son abondance) et une espèce parapluie (dont la protection permet celle de nombreuses autres espèces). 

Les trois sites sur lesquels les garennes ont été créées ont été sélectionnés à l’issue d’un appel à candidatures publié en février, sur la base de critères précis : 
  • Site situé dans la ZPS des garrigues de Lussan
  • Milieu ensoleillé, exposé plein sud
  • Présence de bosquets embroussaillés à proximité immédiate
  • Situation à plus de 150m de zones cultivées
  • Présence connue de populations de lapins par le passé
  • Soutien de la commune et de la société de chasse locale au projet (voir modalités dans les conventions signées avec FDC30/communes/Sociétés de chasse locales)
  • Accord du propriétaire de la parcelle si privé (p. ex. à St Jean de M.)
  • Mise en réserve de chasse dans un périmètre de 150m autour des garennes le temps nécessaire pour établir des noyaux pérennes

L'objectif est d'obtenir des noyaux de population suffisants pour assurer la pérennité du peuplement, estimés à 100 à 150 individus adultes au moins sur le secteur d’implantation des garennes.

Des opérations de repeuplement seront menées en complément de la construction des garennes, ainsi que des opérations d’entretien et des suivis de populations qui s’étaleront au moins jusqu’en 2026. Des suivis annuels (Lapin et Perdrix) ont été lancés en 2022, en partenariat avec la Fédération départementale des Chasseurs du Gard.

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